Diriger une petite entreprise ne laisse pas la vie personnelle à la porte de l’atelier. Un mariage, une séparation, une naissance ou une succession peuvent toucher directement la société : parts sociales à partager, conjoint qui travaille dans l’entreprise, garanties personnelles données à la banque, pension alimentaire à intégrer dans un budget déjà serré. Ces événements arrivent rarement au bon moment, et leurs conséquences sur l’entreprise sont souvent découvertes tard, quand une banque ou un associé pose la question.
Cette rubrique s’intéresse aux moments où le droit de la famille rencontre celui de l’entreprise. Elle explique les délais d’un divorce par consentement mutuel, le calcul et le recouvrement d’une pension alimentaire, ou encore les formalités à prévoir quand la répartition du capital change à la suite d’un événement familial. Elle aborde aussi la place du conjoint qui travaille dans l’entreprise, dont le statut de collaborateur, de salarié ou d’associé doit être choisi et déclaré, ainsi que la protection du patrimoine personnel face aux dettes de la société. Les exemples partent de la situation de dirigeants de TPE et de PME, en particulier dans l’alimentaire, où l’activité ne s’arrête jamais vraiment.
Ces questions dépendent beaucoup du régime matrimonial et de la forme de la société. Les prendre en amont, au moment de créer la société ou d’accueillir un conjoint dans l’activité, évite des situations difficiles à démêler ensuite. Les repères donnés ici aident à préparer un rendez-vous et à poser les bonnes questions, mais seul un avocat ou un notaire peut examiner une situation précise et proposer une solution adaptée.